27.05.2008
COMMUNIQUE
Monsieur le Députe-Maire d’Agde ayant décidé, au terme de deux mois d’un véritable jeu de dupes, de ne pas renouveler la subvention annuelle habituelle, l’Office de Tourisme / Syndicat d’Initiative d’Agde (association Loi 1901) est depuis le 19 mai en cessation de paiement, et va très prochainement cesser son activité.
Au moment où démarre la saison touristique, et alors que le centre ville d’Agde connaît des difficultés économiques, on peut s’interroger sur l’opportunité de liquider un organisme qui faisait un travail énorme et de fonds dans le centre ville et de mettre en péril l’activité touristique des près de 500 professionnels du tourisme adhérents à l’Office.
L’Office de Tourisme où était employé un personnel qualifié (trilingue et guides agréés) accueillait et renseignait les touristes, diffusait des brochures touristiques spécifiques sur le centre historique, et organisait la promotion et la valorisation du patrimoine local.
Pour le moment la municipalité d’Agde n’a prévu aucune reprise de ces missions. Où est l’intérêt général dans la prise d’une telle décision ? Que vont penser de notre ville les touristes quand ils se heurteront à une porte close, qu’ils n’obtiendront aucune information et ne pourront pas visiter le centre historique ? Est ce cette image déplorable qu’entend véhiculer le Maire d’Agde ?
Des pétitions circulent dans Agde afin de demander le maintient d’un Office de Tourisme au centre ville, et de soutenir le personnel qui va se retrouver au chômage. N’hésitez à venir nous soutenir au travers de ce blog, sur lequel depuis 1 an les nombreux visiteurs ont pu, grâce à nous, découvrir les richesses du patrimoine agathois.
L’Office de Tourisme d’Agde
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17.05.2008
La Fontaine de la République :
C’est une statue de bronze installée en 1995 grâce à une souscription publique. C’est la copie de la statue qui avait été installée la le 4 septembre 1909 (d’ou le nom de la rue). Elle fut enlevée en 1941 sur ordre du gouvernement pour être fondue. Autour de la Marianne, les petits amours symbolisent la devise de la République : liberté symbolisée par un enfant brisant ses chaînes, l’égalité par un enfant avec une balance et la fraternité par deux enfants qui s’embrassent.
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25.04.2008
Le domaine de Belle Isle et le Château Laurens
Ce domaine appartenait au marquis de Belle Isle. Suite à la construction du canal du Midi, le domaine devint une Ile
Emmanuel Laurens (1873-1959) a 23 ans lorsqu’il hérite d’une grosse fortune d’un cousin éloigné (20 millions de francs). Il décide d’interrompre ses études de médecine et de partie à la découverte du monde. Il revint en 1987 ou il héritera de son père le domaine de Belle Isle. Il va faire construire en 3 ans (1898-1901) une étonnante villa style art nouveau qu’il décorera de diverses façons, suite à ses différents voyages dans le monde. Il se maria avec une cantatrice Louise blot pour laquelle il construira dans son château un salon de musique. Le couple recevait dans son château du beau monde, l’élite locale. Ils avaient leur propre gare au château et louait des trains entiers pour voyager. Il sera un mécène important pour la ville et aidera à la restauration des monuments. Usé par sa vie de débauche, il sera ruiné et mettra son château en viager en 1938. En 1942 , les Allemands occupèrent le château et en feront leur poste de commandement. Il mourra en 1959. Le style du château est néo classique à l’extérieur et art déco à l’intérieur. Il utilisa les techniques modernes de l’époque (béton armé). Il va puiser dans l’art nouveau pour sa décoration intérieure : beaucoup de motifs floraux, style asiatique.
texte et photo: copyright ot agde avril 2008
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06.04.2008
VISITES GUIDEES DU FORT DE BRESCOU
LE FORT DE BRESCOU
« UN ILOT FORTIFIE AU LARGE DU CAP D’AGDE »
VISITES GUIDEES INDIVIDUELS AVRIL 2008
Situé à quelques encablures des côtes agathoises, cet îlot est un ancien volcan sous-marin. Construit en 1680 d’après des plans de Vauban, ce fort devint une prison d’Etat entre le XVIII° et XIX°siècle, ou y étaient enfermés les protestants mais aussi les « libertins » de l’époque.
Pour visiter le Fort de Brescou, n’hésitez pas à prendre le large. L’attrait de la promenade en mer pour le seul plaisir de se retrouver sur l’île vaut à lui seul le déplacement, et nos guides sauront vous captiver en vous racontant de nombreuses anecdotes sur l’histoire de Brescou et sur celle de ses occupants …
Les visites guidées du Fort auront lieu :
Les mercredis 9, 16, 23 et 30 avril au départ du quai Jean Miquel centre port au Cap d’Agde à 14h30. (Bateaux Trans Cap)
Les jeudis 10, 17, 24 avril et 1° mai au départ du quai Jean Miquel centre port au Cap d’Agde à 14h30. (Bateaux Trans Cap)
Tarifs :
Entrée et visite guidée du Fort:
Adultes : 3€
Enfants (4 à 12 ans) : 1,50 €
Navette bateau en plus ( Trans Cap Croisière) :
Adultes : 6€
Enfants : 4€
Informations :
Office de Tourisme d’Agde centre ville***
Espace Molière, BP 70049
34302 Agde cedex
Tel : 04 67 94 29 68 Fax : 04 67 94 03 50
Courriel : ot-agde@wanadoo.fr Site Internet : www.agde-herault.com
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05.04.2008
LA MAISON DU COEUR DE VILLE
Ce mois-ci, evoquons un des monuments inévitables de notre centre historique : la maison Consulaire ou Maison du cœur de ville
Un hôtel particulier bien particulier
C’est à la visite d’un hôtel particulier bien particulier que nous vous convions ce mois ci. En effet, l’édifice sur lequel nous allons nous attarder n’était pas la propriété privée d’une riche et noble famille agathoise, mais la propriété commune d’un petit groupe d’agathois actifs, influents et détenteurs d’un certain pouvoir qui deviendra au fil des siècles pouvoir certain. Eh oui, tels étaient nos consuls durant l’Ancien Régime ! Et nous verrons à quels enjeux correspondaient l’édification d’un leur hôtel commun. Cet article vous dévoilera donc tout ou presque sur la Maison Consulaire.
Etre consul à Agde durant l’Ancien Régime
Qui étaient les consuls ? Ils apparaissent dans l’histoire locale dès le IXème siècle, et jusqu’au milieu du XVIème siècle, ils étaient désignés par l’évêque d’Agde qui en nommait directement 4, et en choisissait 4 autres sur une liste de 8 noms présentée par le conseil de la ville (instance dans laquelle siégeaient quelques notables agathois). Le conseil consulaire ainsi composé avait en charge l’administration de la ville et se réunissait sous la houlette de l’Evêque – Comte. En 1547, l’Evêque Gilles Bohier vend à la ville son droit de choix, lui permettant ainsi de choisir elle-même ses consuls. Cette décision fut remise en cause par l’Evêque Fulcrand de Barrès, qui fit casser par arrêt du parlement de Toulouse le 18 juin 1633 la vente faite par son prédécesseur. Ce qui, durant 20 ans, fut source de conflits et de procès successifs entre l’Evêque et le Conseil. C’était en effet au moment où le port de commerce commençait à atteindre son apogée, et où les membres du Conseil de la Ville, bien souvent porteurs de charges royales ou ayant des activités commerciales participaient activement à l’enrichissement de la ville. Ils souhaitaient que l’Evêque partage le pouvoir, afin qu’ils puissent participer aux organes décisionnaires de l’administration de la ville.
Sous les pressions du Conseil de la Ville, l’évêque François Fouquet* renonça définitivement à sa toute puissance, et fit rétablir le Conseil de la Ville dans ses droits le 27 octobre 1653 par arrêt du parlement de Toulouse. Mais les conflits ne s’arrêteront pas pour autant, car au fur et à mesure que la bourgeoisie va prendre de l’importance et que vont se répandre les idéaux de liberté et de justice portés par le siècle des lumières, le Conseil de la ville va remettre en cause le pouvoir épiscopal.
Les bourgeois prendront définitivement le pouvoir à la révolution française : dans la maison commune, le 19 août 1789, pour la première fois de leur histoire les consuls sont nommés sans consulter l’évêque, et sans prêter serment. Après quelques années de troubles, et après la dissolution de la Société Populaire, le 3 avril 1795, Embry Saladry devient le 1er maire d’Agde. Le conseil municipal se réuni désormais à l’Hôtel de ville.
De la Maison Consulaire à l’Ancienne Mairie
La Maison Consulaire est située aux limites de la cité, à l’angle de la rue Louis Bages et de la rue Jean Roger. La façade donnant sur la rue Jean Roger se trouve au niveau des anciens remparts qui séparaient la cité du bourg.
Cet édifice est le 3ème construit par les consuls : la 1ère maison consulaire fut édifiée au 14ème siècle près de la Porte de Fer*, et la seconde qui fut construite au 16ème siècle se trouvait à l’emplacement de l’actuel square Joseph Picheire. On peut imaginer qu’au fur à mesure que les consuls prendront de l’importance, les édifices successifs ont été de plus en plus importants. En effet, cette maison consulaire conséquente témoigne de la volonté de puissance des consuls. Et puis le choix de l’emplacement n’est pas un hasard. Nous sommes en effet à mi-chemin des 2 lieux de pouvoirs de la ville au 17ème siècle: la cathédrale, symbole de la toute puissance épiscopale, et le port de commerce, symbole de l’importance grandissante de la bourgeoisie. Rappelons nous que les consuls sont alors en plein conflit avec l’évêque pour le rétablissement de leurs droits. Nul doute que cette construction imposante, représentative du rôle que les consuls entendaient désormais jouer dans l’administration de la cité, ait fait partie des pressions exercées sur le pouvoir épiscopal.
Au fil des siècles et des bouleversements politiques, cet édifice sera dénommé : maison consulaire, maison commune ou hôtel de ville. En juin 1986, les services municipaux sont transférés à l’ancienne caserne Mirabel. Ce bâtiment est maintenant appelé Maison du cœur de ville. Mais pour les agathois il est plus connu sous le nom d’ancienne mairie.
Les étapes de la construction de la maison consulaire
C’est donc sur l’emplacement de plusieurs maisons démolies que les consuls posèrent la 1ère pierre le 26 janvier 1651. Dans son « Histoire d’Agde » le Docteur Joseph Picheire nous donne de nombreux détails concernant la construction de cet édifice. Nous apprenons ainsi que les plans furent réalisés par Jean Cavalier, contrôleur général des fortifications de la province du Languedoc. C’est Jean Boyer, entrepreneur agathois qui exécuta quant à lui les travaux. Le devis, dont le contrat fut rédigé par Maître Albaret (voir JM précédent), nous décrit en détail à quoi ressemblera le futur bâtiment. Le 24 février 1730 la cloche fut baptisée dans la salle du 1er étage, elle reçu le nom de Notre Dame du Grau, et fut placée sur la plate forme. L’horloge fut installée la même année.
En 1769 la maison consulaire fut agrandie de la maison Castan (située à droite de la porte d’entrée monumentale). Pour l’occasion on reconstruisit la muraille de cette maison en pierres de taille dont les assises furent réglées à celles de la maison consulaire. On en profita pour surélever l’édifice de combles, et pour refaire la couverture.
C’est l’architecte Cassar qui dirigea les travaux. Il réalisera également en mai 1875 le rehaussement de la tour, répara la cage de la cloche ainsi que le cadran de l’horloge.
En 1920, la maison Lagette (située au 4 de la rue de la halle) fut annexée à l’hôtel de ville.
On retrouve le style renaissance
Quand on est face à la maison consulaire on voit bien que le résultat de la construction est conforme au devis établi chez Maître Albaret. De même qu’on y retrouve les modifications réalisées au cours des XVIIIème et XXème siècle.
En effet, l’édifice entièrement construit en basalte possède trois façades et trois étages . L’ensemble du bâtiment est de style renaissance italienne : de la rue Jean Roger on peut remarquer les deux arcades plein cintre qui éclairent la halle qui servait aux foires et marchés, et sous laquelle se trouvaient des échoppes dont il subsiste encore les petites ouvertures. La règle de fer datée de l’An X de la Révolution (1802) qui est située à gauche de la porte d’entrée servait de mètre étalon aux commerçants. La porte monumentale taillée en bossage est surmontée d’un fronton dont les arcs brisés enserrent les armoiries d’Agde en basalte. Chaque étage est éclairé par un alignement de fenêtres à meneaux et surmontant le 3ème étage, la tour de l’horloge se termine par un entablement de pierre et une balustrade. La façade donnant sur la rue de la Halle présente les caractéristiques de ce que l’on appelle « l’ordonnancement blaisois », qui fut expérimenté pour la première fois en France au Château de Blois. En effet, les ouvertures sont alignées horizontalement comme verticalement, et l’on retrouve deux ouvertures à chacun des deux étages.
A l ‘intérieur un escalier monumental à volées droites dessert la grande salle du 1er étage où se réunissaient les consuls, actuelle salle des mariages.
La Grande salle des Consuls décorée par des Catalans
Le camp d’Agde avait été construit en février 1939 afin d’accueillir les républicains espagnols fuyant le régime franquiste. Parmi ces espagnols, qui étaient en majorité des catalans, se trouvaient des personnes qui ont souhaité mettre leur talent au service de la ville.
Un petit groupe d’artistes a réalisé les décorations de la salle de réunion des consuls, actuelle salle des mariages.Les peintures et les fresques ont été réalisées par le peintre Cadena, assisté des peintres Barba et Sola. Sur une grande fresque très allégorique de la fondation d’Agathé, les artistes ont représenté une superbe déesse, clin d’œil à « La naissance de Vénus » de Boticelli. Les lustres en bronze sont de Clavell, ferronnier d’art. Quant à la sculpture réalisée par Tarrac elle est tout à fait caractéristique du style de l’époque.
Une restauration réalisée par Jean-Michel Wilmotte
C’est le célèbre architecte Jean-Michel Wilmotte qui a réalisé la restauration de l’ancien hôtel de ville en 1989. Celui qui a aménagé entre autre les Champs Elysées à Paris, les Ramblas de Barcelone, et la ville de Nîmes est intervenu également sur le mobilier urbain et l’aménagement de la Belle Agathoise, ainsi que sur le Mail de Rochelongue.
C’est ici que Jean-Michel Wilmotte a mis en œuvre pour la 1ère fois son concept d’architecture intérieure des villes. Ici, l’édifice a été traité suivant un principe cher à l’architecte, celui de réversibilité de l’intervention contemporaine. Tous les nouveaux volumes ont été séparés de l’architecture existante par des verrières et des passerelles, qui symbolisent le trait d’union entre l’ancien et le contemporain, le « passage » d’un siècle à l’autre. Les restaurations doivent donc être visibles, et surtout ne pas se confondre avec la construction antérieure.
Ainsi restaurée, la Maison du Cœur de ville a été inaugurée le 16 juin 1993 par l’ancien président de la république François Miterrand.
Les origines grecques d’Agde gravées dans le basalte
La ville d’Agde fut fondée au 6ème siècle avant J.C. par les phocéens, grecs venus de Ionie, actuel port de Turquie.Sur la maison consulaire 2 éléments sont là pour nous le rappeler :
Les Lions ioniens
La frise située sur l’entablement de la porte monumentale (entrée de la rue Jean Roger) est décorée de 3 têtes de lions en basalte.
Or le lion était l’emblème de Milet, siège de la confédération ionienne qui était composée de 12 cités dont la cité de Phocée. Ces superbes sculptures n’ont certainement pas été réalisées au hasard d’une quelconque inspiration artistique. Nul doute que les consuls connaissant l’histoire de leur cité ont voulu montrer par ce choix qu’ils étaient les héritiers de la démocratie et des valeurs humanistes grecques, très en vogue à la période de la Renaissance. Tout le monde ne pouvait pas en dire autant… suivez le regard des consuls tourné vers les bâtiments de l’Evêché !
La plaque Agathé Tyché
Sur le pilier central de la halle se trouve une plaque en basalte sur laquelle on peut y voir 3 mots latins et un mot grec :
Fortunate Infortunate Agathé Tyché Advolato
Que l’on traduit par : Heureux ou Malheureux, accourrez sans retard vers la Bonne Fortune
(Agathé Tyché, qui signifie Bonne Fortune était le nom grec d’Agde)
D’après Balthazar Jordan, cette plaque proviendrait de la 1ère maison consulaire édifiée au 14ème siècle , mais l’auteur de l’ « Histoire de la ville d’Agde » pense qu’en raison de son graphisme, elle daterait du 9ème siècle.
Texte : Office de Tourisme Agde Copyright Office de Tourisme d’Agde centre mars 2008. Crédit photo : service communication, droits réservés
Sources :
Histoire de la Ville d’Agde, Balthazar Jordan
Histoire d’Agde, Dr Joseph Picheire
L’Eglise d’Agde, André Castaldo
Agde en Poche, Christian Camps
Sources et notes personnelles
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